Introduction
Ce rapport accompagne le relevé d’audit effectué sur l’application « StayingAlive ».
L’évaluation pour les applications mobiles consiste à vérifier l’ensemble des critères de la norme européenne d’accessibilité pour les produits et services EN 301 549 (v3.2.1). La méthodologie de test se base sur le Référentiel d’évaluation de l’accessibilité des applications mobiles (RAAM 1).
L’audit a été réalisé à l’aide des technologies d’assistance disponibles, des tests de restitution avec le lecteur d’écran du système d’exploitation (VoiceOver sur iOS, TalkBack sur Android), ainsi que des tests d’adaptation des contenus en fonction des paramètres d’affichage utilisateurs.
- Version iOS lors de l’audit : 18.7
Échantillon
L’audit a été réalisé sur la version de l’application suivante :
- iOS : V1.3
L’audit a porté sur les écrans et parcours suivants :
| Nº écran | Titre de l’écran |
|---|---|
| E01 | Accueil |
| E02 | Création de compte/connexion |
| E03 | Mon compte |
| E04 | Infos |
| E05 | Ajout DAE |
| E06 | Guide |
L'application ne comporte pas de déclaration sur l'accessibilité. Celle-ci est obligatoire d'après l'article 5 de la loi du 28 mai 2019. Cette déclaration s'effectue après avoir réalisé un audit de conformité basé sur le RAAM. Pour créer une déclaration sur base des résultats d'un audit de conformité, le formulaire disponible à cet effet sur accessibilite.lu peut être utilisé. Une fois la déclaration d'accessibilité publiée, l'éditeur du site a 30 jours pour en informer le SIP par mail à l'adresse accessibilite@sip.etat.lu.
Accessibilité des parcours audités
L’application présente un niveau général d’accessibilité faible.
Le niveau de conformité au RAAM relevé atteint 45,00 % de conformité sur l’ensemble des écrans audités, avec 42,42 % de conformité au niveau simple A (A) et 57,14 % de conformité au niveau double A (AA).
L’application est non conforme.
Conformité RAAM de l’application
| Conforme | Non conforme | |
|---|---|---|
| A | 42,42 | 57,58% |
| AA (légal) | 45,00% | 55,00% |
Note sur le calcul de conformité
La conformité globale (Tableau « Conformité RAAM 1 ») est calculée de la manière suivante : C / (C+NC). C est le nombre de critères conformes et NC le nombre de critères non conformes.
C’est ce nombre qui constitue la référence légale. Il représente le taux de conformité de l’échantillon.
Il est normal que le taux de conformité global diffère sensiblement du taux de conformité par écran. En effet, un critère NC (non conforme) sur un écran rend le critère non conforme sur l’ensemble de l’échantillon.
Pour qu’une application soit conforme (100 % des critères applicables sont conformes au niveau AA), il est nécessaire que le taux de conformité par écran équivaille à 100 %.
Conformité pour chaque niveau
| Conforme | Non conforme | |
|---|---|---|
| A | 42,42 | 57,58% |
| AA | 57,14% | 42,86% |
Moyenne par écrans
| Nº écran | Titre d’écran | %C |
|---|---|---|
| E01 | Accueil | 57,14% |
| E02 | Création de compte/connexion | 61,76% |
| E03 | Mon compte | 75,00% |
| E04 | Infos | 75,00% |
| E05 | Ajout DAE | 80,00% |
| E06 | Guide | 61,54% |
Moyenne par thématiques
| Thématiques | C |
|---|---|
| Éléments graphiques | 33,33% |
| Couleurs | 0,00% |
| Multimédia | 50,00% |
| Tableaux | N/A |
| Composants interactifs | 0,00% |
| Éléments obligatoires | 100,00% |
| Structuration | 50,00% |
| Présentation | 75,00% |
| Formulaires | 55,56% |
| Navigation | 0,00% |
| Consultation | 33,33% |
| Documentation et fonctionnalités d’accessibilité | NA | Outils d'édition | NA |
| Services d’assistance | 100% |
| Communication en temps réel | NA |
Impacts utilisateurs
Les principales personnes impactées sont les personnes aveugles et celles naviguant, plus généralement, avec des technologies d'assistance. En effet, de nombreuses fonctionnalités ne sont pas disponibles pour ces personnes-là.
Contenus dérogés
La dérogation est un moyen d’exclure du champ d’application du référentiel des contenus particuliers. Les cas de dérogations sont très encadrés, vous en trouverez le détail dans le guide des dérogations.
Les contenus suivants n’entrent pas dans le calcul de la conformité ni dans le périmètre des éléments à rendre accessible, ils sont dérogés :
- Aucune dérogation
Droit à la compensation
Les dérogations émises notamment pour charge disproportionnée demandent en contrepartie la mise en place d’un moyen de compensation pour les utilisateurs. Pour les documents bureautiques par exemple, vous devez fournir un moyen à l’utilisateur de demander une version accessible d’un document s’il en a besoin. Cela peut être un mail ou un formulaire de contact.
Note sur le relevé des non-conformités
Ne sont cités dans ce rapport que quelques exemples issus du relevé des non-conformités.
De plus, toutes les occurrences d’une non-conformité ne sont pas listées dans le relevé. Par exemple : pour les icônes de décoration, le relevé mentionne quelques occurrences, mais ne les cite pas toutes.
Avis
L'application ne permet pas un usage aisé pour les personnes qui naviguent à l'aide de technologies d'assistance, les fonctionnalités importantes et les contenus sont, pour certains, totalement impossibles à atteindre.
Les non-conformités les plus bloquantes pour les utilisateurs concernent :
- Les composants interactifs qui ne sont pas présentés aux technologies d'assistance
- L'accès au clavier aux composants interactifs
- L'absence d'alternative aux systèmes de cartographie
Ce sont donc ces points qui devront nécessiter une attention toute particulière et qui demanderont le plus d’efforts.
Annexe technique
Éléments graphiques
Recommandation
Identifier les éléments graphiques de décoration pour qu’ils soient ignorés par les technologies d’assistance. Donner à chaque élément graphique porteur d’information une alternative textuelle pertinente et une description détaillée si nécessaire. Remplacer les éléments graphiques textes par du texte stylé lorsque c’est possible.
Éléments graphiques de décoration
Un élément graphique de décoration ne contient aucune information indispensable à la compréhension du contenu auquel il est associé. Il est important que ces éléments graphiques ne soient pas restitués aux utilisateurs de technologies d’assistance, par exemple les aveugles avec un lecteur d’écran.
Constats dans l’application
De nombreuses icônes (et images) décoratives sont présentées aux technologies d'assistance. Par exemple, les icônes des flèches et chevrons sur les boutons.
Couleurs
Recommandation
Ne pas donner l’information uniquement par la couleur et utiliser des contrastes de couleurs suffisamment élevés pour les textes et les composants d’interface et les éléments graphiques.
Contrastes des textes
Plusieurs couleurs présentent un rapport de contraste insuffisant, ce qui peut poser problème aux grands malvoyants et aux déficients visuels qui ont des difficultés à percevoir les couleurs ou les contrastes.
La norme distingue plusieurs tailles de textes à évaluer, chaque taille relevant d’un seuil de contraste. Ces tailles sont évaluées en pixel ou en point. Plus un texte est grand (supérieur à 18,5px avec effet de graisse ou 24px sans effet de graisse) moins le rapport requis est élevé (3:1).
Compte tenu de la difficulté à évaluer les tailles de polices sur mobile, tous les textes devraient être considérés en taille normale sauf pour des textes significativement très grands.
Les textes des applications doivent tous avoir un rapport de contraste de 4.5:1.
Vous pouvez foncer les couleurs pour obtenir le rapport de contraste exigé.
Constats dans l’application
Sur l'écran de liste des DAE, le texte "X informations manquantes" n'est pas suffisamment contrasté.
Contraste des composants d’interface
Les composants d’interface, les illustrations porteuses d’information ou encore les mises en couleurs porteuses d’information doivent être suffisamment contrastés pour être perçus par les utilisateurs ayant des troubles de perception des couleurs. Par exemple, une icône porteuse d’information devra avoir un rapport de contraste avec la couleur de fond de 3. De même, pour un champ de saisie de formulaire, dont la zone active est matérialisée par sa bordure, alors la couleur de cette bordure devra avoir un rapport de contraste de 3 avec la couleur de fond de l’écran.
Constats dans l’application
Les cases à cocher de l'écran de saisie du prénom ne sont pas suffisamment perceptibles.
Information par la couleur
Lorsqu’une information est donnée par la couleur, il faut qu’elle soit également véhiculée par une autre méthode, par exemple par un texte qui donne la même information, pour être perçue par les utilisateurs aveugles.
Il faut également donner un indice visuel autre que la couleur, afin de répondre aux besoins des personnes déficientes visuelles (les daltoniens par exemple). Il peut s’agir d’un symbole, d’une texture, de chiffres.
Constats dans l’application
L'écran en cours de consultation n'est indiqué dans la barre de navigation que par la couleur (changement de la couleur de l'icône).
Multimédia
Recommandation
Donner si nécessaire à chaque média temporel une transcription textuelle, des sous-titres synchronisés et une audiodescription synchronisée pertinents. Rendre possible le contrôle de la consultation de chaque média temporel et non temporel au clavier et s’assurer de leur compatibilité avec les technologies d’assistance.
Sous-titres
Chaque vidéo doit disposer de sous-titres synchronisés pertinents, pour permettre aux utilisateurs sourds ou malentendants d’accéder au contenu oralisé de la vidéo.
L’utilisateur doit pouvoir activer ou désactiver les sous-titres depuis le lecteur vidéo. Si ce n’est pas possible, une solution consiste à fournir deux versions de la même vidéo : une version sans sous-titres et une version sous-titrée (On fera ensuite un lien réciproque de l’une vers l’autre).
Contrôles
Le lecteur vidéo utilisé doit lui aussi être accessible :
- il doit être utilisable au clavier et à la souris ;
- il doit proposer les contrôles essentiels (lecture/pause, contrôle du volume, activation/désactivation des sous-titres, etc.) ;
- il doit être compatible avec les API d’accessibilité ;
- ses boutons et composants d’interface porteurs d’information doivent être suffisamment contrastés (rapport de contraste de 3:1 avec la couleur d’arrière-plan contiguë).
Constats dans l’application
Les vidéos disponibles dans les écrans du Guide ne sont pas contrôlables au clavier.
Composants interactifs
Recommandation :
Donner si nécessaire à chaque composant interactif une alternative pertinente. Rendre possible le contrôle de chaque composant interactif au moins par le clavier et la souris et s’assurer de leur compatibilité avec les technologies d’assistance. Identifier les messages de statut lorsque c’est nécessaire.
Rôle inapproprié ou non défini
Pour les aveugles et les grands malvoyants qui utilisent un lecteur d’écran, ce manque de distinction claire sur la nature des composants interactifs peut poser de graves problèmes.
En effet, le rôle du composant est annoncé par le lecteur d’écran, ce qui fournit une information contextuelle importante pour l’utilisateur qui peut déduire certaines actions possibles et s’attendre à certains événements.
Enfin, chaque composant interactif doit avoir un nom accessible défini par l’intermédiaire d’un texte (visible ou non) accessible aux technologies d’assistance).
Constats dans l’application
Sur l'écran de création de comptes, les composants "Contributeur", "Sauveteur non formé", etc. déclenchent des actions mais ne sont pas implémentés comme des boutons.
Intitulé absent ou non pertinent
Pour chaque composant interactif, deux éléments sont à prendre en compte :
- Le nom accessible doit être pertinent ;
- Le nom visible doit être contenu dans le nom accessible.
Le nom accessible est le nom effectivement restitué par les technologies d’assistance comme le lecteur d’écran. Ce nom accessible est différent du nom visible dans les cas où l’application emploie certaines propriétés (comme les propriétés de nommage d’accessibilité des plateformes, dont le contenu n’est pas visible, mais est restitué par les lecteurs d’écran).
Constats dans l’application
Les boutons permettant de revenir à l'écran précédent n'ont pas un nom accessible pertinent : "arrow tiret du bas left".
Clavier et dispositifs de pointage
Tous les éléments interactifs doivent être utilisables (atteignables et activables) par différents systèmes de pointage, par exemple : au toucher, avec un clavier externe (raccordement d’un clavier externe bluetooth ou USB et navigation avec les touches tabulation et flèches de direction), à la voix (VoiceControl sur iOS, Voice Access sur Android).
Constats dans l’application
Sur la liste des DAE à proximité, les composants interactifs permettant d'afficher le détail d'un appareil ne sont pas atteignables au clavier.
Lecteur d’écran
Les composants interactifs doivent tous être accessibles au lecteur d’écran. Sous Android il s’agit de TalkBack et sous iOS, de VoiceOver.
Certains composants des interfaces de l’application ne sont pas atteignables avec le lecteur d’écran et d’autres sont atteignables, mais pas activables.
Constats dans l’application
L'affichage des DAE sous forme de liste peut servir d'alternative à la carte. Cependant, il n'est pas possible, dans la vue liste, de rechercher les appareils dans une autre zone géographique, fonctionnalité uniquement disponible lorsque l'on utilise la carte.
Structuration de l’information
Recommandation
Utiliser des titres, des listes.
Titres
Le titrage des contenus est une étape importante dans la structuration de ces contenus. Cela répond à deux besoins :
- identifier rapidement un contenu recherché ;
- naviguer rapidement dans le contenu en se déplaçant de titre en titre.
Un titrage correct fournit à l’utilisateur d’un lecteur d’écran un plan du document et lui permet de naviguer de titre en titre pour se déplacer plus rapidement dans le contenu.
Constats dans l’application
Sur l'écran de liste des DAE, il est nécessaire de structurer le nom de l'appareil par un titre.
Présentation de l’information
Recommandation
Vérifier la prise en charge des paramètres de taille de police et l’effet de l’agrandissement des tailles des caractères sur la lisibilité. S’assurer que les composants sont correctement identifiables. S’assurer que l’information n’est pas donnée uniquement par la forme ou la position d’un élément.
Information donnée par la forme, la taille ou la position
Les utilisateurs qui ne perçoivent pas la mise en forme (utilisateurs aveugles par exemple) n’auront pas accès aux informations véhiculées par la mise en forme la taille (taille du texte pour signifier un degré d’importance par exemple), ou la position (une consigne indiquant de cliquer en haut à droite par exemple). Il est nécessaire de fournir un équivalent textuel qui permette d’offrir la même information aux utilisateurs aveugles.
Constats dans l’application
Sur l'écran d'ajout d'un DAE, l'état (sélectionné/non sélectionné) des boutons radio (zone "Situation" et "Electrodes pédiatriques") n'est pas restitué aux technologies d'assistance.
Formulaires
Recommandation :
Associer pour chaque formulaire chacun de ses champs à son étiquette, grouper les champs dans des blocs d’informations de même nature, donner à chaque bouton un intitulé explicite. Vérifier la présence d’aide à la saisie, s’assurer que le contrôle de saisie est accessible et que l’utilisateur peut contrôler les données à caractère financier, juridique ou personnel.
Étiquettes et champs
Les champs de formulaires doivent tous posséder des étiquettes correctement reliées.
Une étiquette de champ est un texte situé à proximité du champ de formulaire qui permet de connaître la nature, le type ou le format des informations attendues.
De cette manière, lorsqu’un utilisateur entre dans le champ de saisie avec un lecteur d’écran, le lecteur d’écran lit le contenu de l’étiquette. L’utilisateur comprend alors ce qu’il doit saisir.
Sans cela, même si une étiquette est présente visuellement, l’utilisateur entendra « champ de saisie vide » en entrant dans le champ et ne saura donc pas quoi saisir.
Constats dans l’application
Sur l'écran de création de compte, le nom accessible des champs"Prénom" et "Email" n'est plus restitué lorsqu'une donnée est déjà saisie dans le champ.
Étiquettes et champs accolés
Chaque étiquette et le champ qu’elle contrôle doivent être accolés. En effet, si l’étiquette et son champ sont trop éloignés, les utilisateurs malvoyants qui utilisent une loupe d’écran peuvent échouer à faire correspondre l’étiquette et son champ, et donc ne pas saisir les données attendues dans les bons champs.
Constats dans l’application
Sur l'écran "Mon compte", les étiquettes titrant les composants à bascule de la zone "Mes équipements" sont trop éloignées des champs.
Contrôle de saisie et aide à la saisie
Tous les champs obligatoires doivent être identifiés préalablement à toute validation de l’utilisateur.
Pour les champs qui attendent un format de saisie particulier pour être validés, ce format doit être spécifié à l’utilisateur par un passage de texte visible à proximité du champ. De plus, si l’utilisateur commet une erreur sur ce champ, alors le message d’erreur doit présenter un exemple réel de saisie.
Enfin, les messages d’erreur de saisie des champs de formulaire doivent être liés correctement aux champs en erreur.
Constats dans l’application
Sur l'écran de création de compte, à l'étape "Renseigner votre prénom", le champ "Email" attend un format spécifique qui n'est pas indiqué et aucun message n'est présent en cas d'erreur de saisie.
Navigation
Recommandation :
S’assurer que l’ordre de tabulation est cohérent et que l’écran ne comporte pas de piège au clavier. S’assurer que les raccourcis clavier qui utilisent une seule touche sont contrôlables par l’utilisateur.
Ordre de tabulation
La navigation dans les contenus peut être considérablement compliquée pour les personnes aveugles ou les personnes handicapées motrices qui naviguent au clavier si l’ordre de tabulation n’est pas cohérent.
L’ordre de tabulation ne suit pas forcément l’ordre de lecture de l’écran, mais il doit être cohérent en fonction de la nature des contenus et des fonctionnalités.
Constats dans l’application
À l'activation d'un élément de la barre de navigation, le focus doit être repositionné en haut de l'écran.
Ordre de restitution
L’ordre d’accès aux composants d’interface par le lecteur d’écran peut être différent de l’ordre de navigation à l’aide d’un clavier externe (sans utilisation d’un clavier), bien que parfois, les deux partagent les mêmes comportements.
Constats dans l’application
Sur l'écran d'ajout d'un DAE, on atteint l'étiquette code postal, puis l'étiquette ville et ensuite les champs de saisie. Impliquant une incompréhension dans le contenu logique.
Consultation
Recommandation
Vérifier que l’utilisateur a le contrôle des procédés de rafraîchissement, des changements brusques de luminosité et des contenus en mouvement ou clignotants. Ne pas faire dépendre l’accomplissement d’une tâche d’une limite de temps sauf si elle est essentielle et s’assurer que les données saisies sont récupérées après une interruption de session authentifiée. Proposer des versions accessibles ou rendre accessibles les documents en téléchargement. S’assurer que la consultation n’est pas dépendante de l’orientation de l’écran. Toujours proposer un geste simple en alternative d’un geste complexe permettant de réaliser une action.
Gestes complexes
Certaines personnes handicapées motrices ne peuvent pas réaliser de gestes complexes, elles utilisent généralement des technologies d’assistance qui leur permettent d’interagir uniquement avec un geste simple comme cliquer sur un bouton par exemple.
Dans ces situations, il est indispensable que l’application propose pour chaque fonctionnalité basée sur un geste complexe une alternative au moyen d’un geste simple.
Le geste complexe nécessite l’utilisation d’un contact multipoint, comme utiliser deux doigts pour zoomer ou dézoomer, ou tracer une trajectoire.
Le geste simple peut être un contact sur un seul point ou toute variation multiple de ce contact (double clic, etc.).
Constats dans l’application
Sur l'écran "Rappel des gestes" > "Mode d'emploi & simulation", le carrousel présenté ne peut être activé que par un geste de swipe.
Consultation des contenus indépendante de l’orientation
Certaines personnes handicapées motrices peuvent utiliser des périphériques dont elles ne peuvent pas contrôler l’orientation. Par exemple les personnes qui utilisent des contacteurs pour interagir avec le périphérique de consultation. D’autres, comme les personnes déficientes visuelles peuvent avoir besoin de forcer un mode d’affichage (paysage par exemple) pour pouvoir bénéficier des fonctionnalités d’agrandissement des caractères.
Il est donc nécessaire que les applications :
- Ne bloquent pas l’orientation sur un mode portrait ou paysage ;
- S’assurent que les contenus sont consultables dans les deux modes d’affichage.
L'application est consultable uniquement en mode portrait.